Cher Monsieur Obama,
Vous avez déclaré à propos du conflit entre Israël et les Palestiniens : “Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela.”
Protéger vos enfants ? Comme je vous comprends! Mais, pour être tout à fait correct envers vos filles, ne devriez-vous pas leur raconter l'histoire de cette maison ? Dire que vous l'avez volée à ses propriétaires ? Et aussi le jardin, et tous les champs autour ! Et que vous avez obligé l'ancien propriétaire à aller vivre dans la niche du chien ? Car c'est exactement ce qu'Israël a fait en volant leurs maisons et leurs terres aux Palestiniens, et en les forçant à vivre dans des camps de réfugiés (voir les livres d'historiens israéliens comme Benny Morris).
Dès lors, cher Monsieur Obama, pourriez-vous prétendre vivre dans cette maison tranquillement, comme si de rien n'était ?
Alors, juste une question : votre “changement” consistera-t-il à répéter ces vieux mensonges sur la maison, déjà ressassés par tous vos prédécesseurs ?
Recevez, cher Monsieur Obama, mes meilleurs sentiments. Et dites à vos amis que, sur cette terre de Palestine, il y a de la place pour tout le monde. A moins qu'une différence de religion ou de couleur de peau pose un problème à quelqu'un ?
Michel Collon
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La prestation de serment de Barack Obama, qui doit avoir lieu aujourd'hui, revêt incontestablement un caractère exceptionnel. On l'a répété à satiété, le symbole est très fort ; mais pour beaucoup, cette intronisation signifie d'abord et avant tout le départ de George W. Bush.
L'homme qui a incarné le courant le plus extrémiste du complexe militaro-financier quitte la Maison-Blanche après huit longues années de sang et de dérives, sur un bilan sans appel.
La guerre américaine contre le terrorisme s'est traduite par des centaines de milliers de morts innocentes en Irak et en Afghanistan, une régression sans précédent du droit international, pour finir dans une crise économique aux proportions bibliques. La violence absurde et l'autisme idéologique de l'équipe de fanatiques néoconservateurs autour de George Bush resteront les repères d'une des périodes les plus sombres de l'histoire nord-américaine. Dire que l'évocation de ces hommes et de ces femmes incultes et brutaux suscite la répulsion est un euphémisme, tant l'image internationale des Etats-Unis est très profondément dégradée et sa classe politique largement discréditée. Le choix de Barack Obama par la partie la plus éclairée du complexe militaro-financier, qui contrôle sans partage la scène politique américaine, répond précisément à ce constat. Il fallait un changement significatif, perceptible par tous pour effacer une image très négative et faire face à une situation économique aux conséquences sociales dévastatrices. Plus qu'une femme blanche, un homme noir à la tête des Etats-Unis est une rupture symbolique très forte. En particulier quand cet homme est un intellectuel confirmé, brillant orateur extrêmement consensuel, sa couleur de peau mise à part.
L'arbre Obama et la forêt d'inégalités
Dans les ténèbres du bushisme, l'apparition d'Obama ne pouvait que provoquer l'enthousiasme, non seulement d'une majorité de l'électorat américain, mais aussi d'une très large partie de l'opinion internationale. L'accueil enthousiaste, frôlant parfois le délire, comme à Berlin en juillet 2008, où deux cent mille personnes étaient venues l'applaudir, en dit long sur les espérances nourries par beaucoup d'une Amérique différente. Et c'est dans une remarquable unanimité que l'ensemble des médias occidentaux, dont personne n'ignore qu'ils sont contrôlés par des intérêts financiers et politiques très identifiables et très convergents, ont littéralement porté le candidat démocrate.
Ce leader « différent », mais on l'a vu fort consensuel, dont les slogans portant sur le «changement» ont été suffisamment vagues pour fédérer une nette majorité de citoyens américains, était, beaucoup l'oublient, le seul et unique sénateur noir. De fait, l'arbre Obama masque la forêt d'inégalités qui caractérisent une société qui est loin, toutes les statistiques le montrent, d'avoir digéré son passé ségrégationniste. Le triomphe final, le 4 novembre 2008, à l'issue d'une âpre bataille où le candidat métis a attiré plus de financements et de voix que ses concurrents, a été un moment de pur bonheur populaire et médiatique.
L'Amérique avait donc changé, on pouvait à nouveau être fier d'être américain en toute bonne conscience. Dans ces vibrations de bonheur quasi charnel et d'émotion générale savamment entretenue, les éléments de politique internationale du discours du président-élu ont été à peine relevés.
Rien ne devait gâcher la liesse populaire. Pourtant, les déclarations de Barack Obama sur la nécessité d'un désengagement du bourbier irakien étaient immédiatement compensées par la perspective d'un renforcement de l'effort de guerre en Afghanistan, avec à la clé un éventuel élargissement du conflit au Pakistan.
Démonstrations d'allégeance à Israël
Les démonstrations réitérées d'allégeance à Israël ont culminé dans un discours devant une des façades du lobby sioniste, l'AIPAC, où Barack Hussein Obama, dans une surenchère vibrante, a proclamé que Jérusalem devait être la capitale indivisible de l'Etat d'Israël.
Pour les moins paranoïaques, le choix de Joe Biden en tant que colistier était déjà une indication concrète du maintien de l'hégémonie sioniste sur la politique étrangère du futur président. Les nominations qui ont suivi l'élection, d'Immanuel Rahm, soldat de réserve de l'armée israélienne, à Madame Clinton, qui évoquait sa volonté de « rayer l'Iran de la carte », ont confirmé le peu de changement à attendre de la nouvelle administration. L'effroyable carnage de Ghaza, technologiquement - au moins - assumé par les Etats-Unis, n'a pas même provoqué l'expression d'un minimum de compassion pour les centaines de femmes et d'enfants victimes de la folie israélienne. Le sang des innocents ne mérite pas un mot, pas de condamnation de la politique de meurtre, mais de la simple commisération. Le silence du président-élu n'a pas été rompu par ses collaborateurs. Que peut-on donc attendre au plan international de Barack Obama ? Sera-t-il l'homme d'une rupture épistémologique avec la logique impériale qui a toujours prévalu, ou celui d'une continuité reliftée ? Tout semble indiquer que le second terme de l'alternative est de loin le plus probable.
http://www.continentalnews.fr
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Obama est entouré de sionistes et il ne s'appartient plus.
Alors que le 26 décembre 2008, le président élu était en vacances à Hawaii,
où il a assisté à un spectacle de dauphins avec sa famille à Sea Life
Park, Israël lançait une série de raids aériens sur le territoire en
ruines de la Bande de Gaza, faisant 285 morts et plus de 800 blessés.
C'est l'offensive la plus meurtrière sur Gaza depuis plus de 20 ans et
la première réaction d'Obama, qui aurait pu constituer son premier
test véritable en tant que futur président, a été de répondre : "no
comment".
Pendant ce temps, Israël, qui se prépare à une offensive terrestre,
rassemble les tanks le long de la frontière et mobilise 65.000
réservistes.
Dans l'émission "Face the Nation" (CBS News, NDT), dimanche dernier,
David Axelrod, conseiller d'Obama, a expliqué comment l'administration
Obama ferait face à la situation, même si le pire devait arriver.
"Eh bien, il est certain que le président élu est conscient qu'il
existe une relation particulière entre Israël et les Etats-Unis. C'est
un lien important, une relation importante. Et il compte la respecter...
Mais, il est évident que cette situation s'est encore compliquée ces
deux derniers jours, voire ces dernières semaines. Le Hamas ayant
repris les tirs de roquette, Israël a riposté. Mais c'est un problème
qui lui tient à c½ur."
En répétant l'argument que les bombardements par Israël n'étaient
qu'une riposte aux attaques du Hamas, et non pas une agression,
Axelrod, au nom du gouvernement Obama, ne faisait que propager les
mêmes mensonges que débite le président Bush, à savoir que c'est le
Hamas qui a rompu la trêve qui a pris fin il y a une semaine, et
qu'Israël a réagi de façon judicieuse.
A part le fait que la riposte d'Israël n'avait rien de judicieux,
l'idée que c'est le Hamas qui a rompu la trêve qui durait depuis 6
mois est pure invention.
Le soir des élections présidentielles aux Etats-Unis, Israël a lancé
des missiles sur Gaza dans le but de détruire un tunnel que creusait
le Hamas, destiné, pensaient-ils, à kidnapper des soldats israéliens.
Les heurts qui ont suivi le bombardement de Gaza par Israël au cours
des 6 dernières semaines se sont soldés par la mort de dizaines de
Palestiniens.
"Cette escalade qui mène à guerre aurait pu et aurait dû être évitée.
C'est l'Etat d'Israël qui a violé la trêve, en lançant, il y a deux
mois, un raid pour détruire le tunnel", a écrit le groupe israélien
pour la paix Gush Shalom dans un communiqué. "Depuis lors, l'armée n'a
cessé de mettre de l'huile sur le feu en effectuant des raids et en
commettant des assassinats bien calculés chaque fois que cessaient les
tirs de roquettes sur Israël ".
Au cours des 7 dernières années, seuls 17 citoyens israéliens ont été
tués par les tirs de roquettes, ce qui rend difficilement crédible
l'argument des responsables politiques israéliens en plein milieu
d'une campagne électorale, selon lequel la riposte était, de toute
façon, proportionnée et défendable.
Le déséquilibre de ce conflit donne l'occasion au futur président
Obama d'exprimer de sévères critiques. Il a toute latitude pour
s'élever contre l'agressivité d'Israël. La communauté internationale
et l'opinion publique le soutiennent. Il est certainement conscient
que la réaction disproportionnée d'Israël a infligé des souffrances
supérieures à celles engendrées par le blocus qui empêchait l'entrée
de médicaments et de denrées indispensables à Gaza, et où des
centaines de malades sont morts, faute de soins appropriés.
Alors que les bombes pleuvent sur une population palestinienne prise à
la gorge et que les forces israéliennes se préparent à une invasion
terrestre, Obama observe tout cela de loin après avoir rencontré la
secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice et d'autres hauts responsables de
l'administration Bush. Ce n'est pas prendre la direction des affaires,
c'est poursuivre une politique qui a laissé peu de choix aux
Palestiniens, et encore moins l'espoir d'une paix durable.
"En juillet dernier, le président élu s'est rendu dans le sud d'Israël
à Sderot, la ville la plus touchée par les attaques du Hamas", a
expliqué David Axelrod dans l'émission "Face the Nation".
"Et il a alors déclaré que quand les bombes pleuvent sur vos
concitoyens, il faut absolument réagir pour essayer d'y mettre un
terme. C'est ce qu'il a dit à l'époque, et, d'après moi, c'est ce
qu'il pense".
Si Axelrod dit vrai, et si Barack Obama soutient effectivement les
massacres que l'armée israélienne inflige aux populations innocentes
de Palestine, il ne devrait pas y avoir de célébrations pour son
installation en janvier 2009, mais des rassemblements de masse pour
exiger un changement de politique au Moyen Orient afin que soit entamé
un processus de paix légitime dans la région.
Joshua Frank
alterinfo.net
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Alors que le président Bush entame une virée d'adieux en Europe et en profite pour dégoiser sur l'Iran, la rumeur enfle aux États-Unis comme en Israël : les Américains pourraient attaquer l'Iran de façon ciblée avant la fin de l'année. Et qu'on se le dise : ce n'est pas le candidat démocrate, Barack Obama, qui s'y opposera !
« Plus ça change, plus c'est la même chose ». Telle pourrait être la nouvelle devise de campagne de Barack Obama après son discours musclé sur l'Iran et le Moyen Orient prononcé le 4 juin devant le puissant lobby pro-israélien, l'AIPAC (American Israel Politic Affair Committee).
La veille, le sénateur de l'Illinois avait remporté la majorité absolue des délégués nécessaires à son investiture par le Parti Démocrate. Et n'a pas choisi la tribune de l'AIPAC par hasard, pariant de faire d'une pierre deux coups : couper court aux accusations répétées du Républicain John McCain qui clame qu'Obama est « mou » sur la question iranienne ; prononcer un discours retransmis en direct sur toutes les chaînes d'information pour se rapprocher des faucons de la communauté juive représentés par l'AIPAC.
Ce discours constitue un extraordinaire virage à droite de Barack Obama. Le Démocrate a martelé à plusieurs reprises sa volonté d'utiliser la force militaire contre l'Iran, allant jusqu'à affirmer qu'il fera « tout ce qui est en son pouvoir « pour empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire. Tout ! » Il a même « brandi si fort la menace d'une action militaire que cela ressemblait aux menaces prononcées par George W. Bush » comme l'a souligné la chaîne de télévision NBC.
Obama, dans la peau d'un républicain
Pendant les primaires de son parti, Obama s'est toujours positionné à la gauche d'Hillary Clinton sur l'Iran et promettait de rencontrer sans conditions préalables le Président Mahmoud Ahmadinejad lors de sa première année à la Maison Blanche. Mais devant l'AIPAC, sa volonté de négocier avec Téhéran s'est retrouvée assortie de conditions : des discussions avec l'Iran ne seront « appropriées » que si elles font « avancer les intérêts américains. » Toujours pendant les primaires, Obama a tapé à volonté sur Hillary en raison du vote de celle-ci au Sénat en faveur d'une résolution qualifiant les Gardiens de la révolution iranienne de « terroristes ». Ce qui, pour Obama, revenait à donner « un chèque en blanc » à Bush pour une action militaire. Or, devant l'AIPAC, le même Obama a annoncé que les Gardiens de la révolution ont été « correctement étiquetés comme organisation terroriste » ! Cherchez l'erreur...
Au sujet d'Israël, Obama s'est engagé à « maintenir la supériorité militaire de l'État hébreu » afin de combattre « toute menace provenant de Gaza ou de Téhéran ». Il a également promis d'accorder 30 milliards de dollars d'aides militaires supplémentaires à Israël. De plus, alors que ce même jour, Bush annonçait qu'il allait stopper le déménagement de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, Obama en a rajouté une couche déclarant que Jérusalem « restera la capitale d'Israël et restera indivisible ». Le reste du monde pense, lui, à raison que la moitié de Jérusalem a été annexée par Israël lors de la guerre de 1967.
Obama en a aussi profité pour indiquer que le bombardement de la Syrie par l'armée israélienne l'an passé était « bien justifié » pour éliminer « des armes de destruction massive ». Il a même précisé que « la menace de l'Iran sur Israël est grande, est réelle » et que son objectif sera « d'éliminer cette menace ». Cerise sur le gâteau, le sénateur qui, d'habitude évite de porter un petit drapeau américain à la boutonnière, affichait devant l'AIPAC un pin's avec les drapeaux israélien et américain. « On aurait dit que c'était Bibi Netanyahu qui parlait » a écrit Dana Milbank du Washington Post dans un article rapportant ses propos. Autant de raisons qui expliquent que les faucons de l'AIPAC ont bassement flatté le sénateur de l'Illinois en le gratifiant de treize standing ovations !
L'Iran dans la ligne de mire
Le discours musclé et guerrier de Barack Obama est d'autant plus inquiétant que les signes et les rumeurs d'une prochaine attaque américaine ou israélienne contre l'Iran se multiplient depuis des mois. Prenons d'abord le remarquable revirement du chef d'État-major interarmées américain, l'Amiral Mike Mullen. Interviewé par la télévision israélienne lors d'un entretien sur le sujet diffusé le 5 mai, Mullen s'est montré fort pessimiste. Il a déclaré que « le défi sera très grand si nous entrons dans un troisième conflit dans cette zone du monde », faisant allusion à l'Irak et à l'Afghanistan. Puis a exprimé l'espoir « que nous n'aurons pas besoin d'y aller ». Deux semaines plus tard, le 20 mai, devant une commission du Sénat, Mullen s'est montré autrement plus combatif. Il a affirmé que les Gardiens de la révolution iranienne mettaient « directement en danger la paix en Irak » et que « notre sobriété ne signifie pas un manque de volonté ou de capacité à nous défendre contre une telle menace. » Comment interpréter ce virage à 360 degrés ? Mullen a-t-il radicalement changé d'avis en quinze jours à peine sur la capacité des Américains à faire face à un nouveau conflit ? Ou a-t-il été contraint par l'administration Bush qui compte activer l'option militaire de rectifier le tir ? La presse américaine n'a pas cherché à en savoir plus. Le Washington Post n'a même pas mentionné le témoignage de Mullen et le New York Times n'y a fait qu'une petite référence, en passant. Pourtant, le jour même où Mullen témoignait devant le Sénat, le Jérusalem Post a publié un article affirmant que les États-Unis attaqueront l'Iran avant la fin du mandat de Bush, en citant sous couvert de l'anonymat l'un des proches conseillers du président américain.
Le 23 avril dernier, dans Le Canard Enchaîné, Claude Angeli citait des sources militaires françaises pour lesquelles Washington envisage de bientôt mener une « attaque limitée » contre des bases des Gardiens de la révolution où, prétend le Pentagone, des miliciens chiites qui sévissent en Irak s'y entraînent. Le 4 mai, c'était au tour du Times de Londres d'embrayer en faisant référence à des sources dans « les agences de renseignements occidentales » tenant les mêmes propos : la préparation d'une « frappe chirurgicale » par les Américains contre des bases des Gardiens de la révolution. Et pendant ce temps, la chaîne américaine CBS qui citait un haut officier américain parlait elle aussi d'une attaque avant la fin de l'année. À Washington, la rumeur court aussi parmi les journalistes que quatre sénateurs ont été briefés par l'administration Bush sur une attaque contre l'Iran qui aura lieu en septembre ou octobre. Quant à Paris, plusieurs journalistes ont comme par hasard eu écho d'informations allant dans ce sens et provenant de services de renseignement arabes.
Au New York Times, le journaliste qui suit les affaires militaires, Michael Gordon et a écrit dans le passé moult articles sur les prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein avant l'invasion de l'Irak, que beaucoup considèrent comme une espèce de porte-parole loyal du Pentagone, multiplie depuis le début du mois de mai les papelards. Ceux-ci sont certes basés sur des sources anonymes mais mettent en avant des affirmations de membres de l'administration Bush indiquant que les Iraniens entraînent des milices chiites pour tuer des Américains en Irak. De son côté, l'ancien porte-parole de la Maison Blanche sous Bush, Scott McClellan, qui vient de publier un livre-confession où il révèle qu'il a été obligé de mentir pour justifier l'invasion de l'Irak, se répand dans les médias au sujet des articles de Gordon dans le Times : ils seraient le résultat d'un programme d'intox destiné à préparer le public américain à accepter la nécessité impérative de bombarder l'Iran. Exactement comme c'était le cas en 2003 avec l'Irak !
Israël sera de la partie
Le 30 mai, l'ancien ministre des Affaires étrangères allemand, Joschka Fischer, en visite en Israël pour le 60ème anniversaire de l'État hébreu, où il a pu discuter avec de nombreux membres de gouvernements ayant fait le déplacement, a publié dans plusieurs quotidiens à travers le monde (comme le Daily Star au Liban) une tribune pronostiquant une attaque militaire contre l'Iran par Israël ou les États-Unis avant la fin de l'année. Il est allé jusqu'à écrire qu'Israël avait reçu le « feu vert » de Bush pour une telle action lors de la visite du président américain pour les festivités du 60ème anniversaire d'Israël.
Le 7 juin, le ministre israélien des Transports, Shaul Mofaz, déclarait au quotidien Yediot Aharonot que l'attaque de centres nucléaires iraniens par Israël était « inéluctable. ». Mofaz n'est pas n'importe qui : c'est un ancien chef de l'État-major israélien et un membre du « cabinet de sécurité » de l'État hébreu. Ses propos sont intervenus après une semaine de consultations intensives et d'entretiens entre Israël et les États-Unis au sujet de l'Iran auxquels il a participé. Pour Mofaz, l'attaque sera « coordonnée » avec Washington. Ses propos ont d'ailleurs été jugés crédibles par Wall Street où le cours du baril de pétrole a bondi de + 11 dollars en une seule journée pour atteindre un prix record.
Les stratèges politiques de Bush pensent que si la campagne pour la présidentielle américaine de novembre tourne autour de la crise économique, John McCain perdra l'élection. Mais s'ils parviennent à mettre la sécurité des États-Unis au centre du débat politique, McCain — un ancien prisonnier de guerre au Vietnam perçu par les Américains comme un vrai héros — pourrait alors vaincre un Obama peu expérimenté dans le commandement militaire. Une raison de plus pour que ce qu'on appelle à Washington « une surprise d'octobre » finisse par se réaliser ! En même temps un néo-conservateur de taille, Daniel Pipes, très écouté a la Maison Blanche, disait le 6 juin dans l'hebdomadaire conservateur National Review que si Obama était élu, Bush attaquerait l'Iran avant de quitter définitivement ses fonctions présidentielles, le 20 janvier 2009. En Israël, des commentateurs estiment de leur côté que si Obama l'emporte, Israël attaquera alors l'Iran avant la fin du mandat de Bush.
Mais ceux en Europe qui comptent sur Barack Obama pour être le leader d'une opposition à une aventure militaire américaine ou israélienne par procuration en Irak se mettent le doigt dans l'½il. Son discours devant l'AIPAC l'a définitivement montré. En période électorale, l'opportunisme est une maladie on ne peut plus contagieuse...
backchich.info
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Le président vénézuélien a déclaré samedi que Barack Obama portait la même "mauvaise odeur" que son prédécesseur George Bush et qu'il risquait de se faire tuer "s'il n'obéissait pas aux ordres de l'empire".
Bien sûr, tous les dirigeants mondiaux espèrent une nouvelle ère dans les relations avec les Etats-Unis avec l'entrée en fonction du président démocrate, mardi à Washington. Tous ? Non, pas vraiment. Le socialiste Chavez n'attend aucune amélioration des liens avec Washington. "J'espère que je me trompe, mais je crois qu'Obama porte la même mauvaise odeur, pour ne pas dire un autre mot", a-t-il déclaré.
"Si Obama, en tant que président des Etats-Unis, n'obéit pas aux ordres de l'empire, ils le tueront, comme ils ont tué Kennedy, comme ils ont tué Martin Luther King, ou Lincoln, qui a libéré les Noirs et l'a payé de sa vie", a-t-il ajouté.
Jusqu'à une date récente, Chavez avait dit espérer une amélioration des relations avec Washington mais ces derniers jours, il a mal pris plusieurs commentaires qu'il attribue à Obama l'accusant de faire obstruction aux progrès en Amérique latine et d'exporter le terrorisme.
francesoir.fr